Marie Portolano et son compagnon : qui est la dénonciatrice du sexisme?
Marie Portolano et son compagnon

Marie Portolano:celle qui a ébranlé le monde des médias avec son documentaire sur le sexisme

Depuis le début de l’année 2021, la journaliste et chroniqueuse sportive a énormément fait parler d’elle. Son documentaire diffusé sur Canal+ en mars dernier, a retourné la toile. De nombreux dossiers d’agressions sexuelles et de harcèlement en milieu sportif ont rejailli de toute part. La présentatrice dénonce des gestes et propos déplacés de Pierre Ménès à son égard. Ces révélations ont entraîné le licenciement du consultant, après une succession de témoignages d’autres victimes. On vous dit tout sur Marie Portolano et son compagnon et sur cette affaire.

Marie Portolano et son compagnon humoriste

En couple avec Grégoire Ludig, la nouvelle présentatrice du Meilleur pâtissier vit une belle histoire d’amour. Marie Portolano et son compagnon officialisent leur couple en avril 2017 sur l’émission Il en pense quoi Camille ?. Depuis 2019, l’ex-membre de M6 est marié avec l’acteur du groupe Palmashow. Marie Portolano et son compagnon vivent ensemble avec son fils James, né d’une précédente union.

Son documentaire dénonçant le sexisme dans les médias sportifs qui remue la toile

En mars 2021, la talentueuse journaliste révèle son documentaire Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste. Diffusé sur Canal+, son œuvre a provoqué un tollé du côté des réseaux sociaux. S’il a été salué par le public, Marie Portolano reçoit une distinction pour sa production. Il s’agit du prix Enquêtes et Reportages, aux Assises du Journalisme International décerné en septembre dernier.

Ce travail de plusieurs mois rassemble la voix de nombreuses autres femmes évoluant dans le journalisme sportif. La présentatrice recueille les aveux et témoignages de ses consœurs Estelle Denis, Clémentine Sarlat, Isabelle Ithurburu, Nathalie Iannetta et bien d’autres. Elles évoquent la place de la femme dans ce milieu et les comportements de discrimination qui se font subir de la part de leurs paires.

Des révélations qui entraînent le licenciement de Pierre Ménès

Dans son documentaire, la journaliste fait plusieurs révélations à l’endroit de ses collègues. L’une d’elle dévoile des accusations de harcèlement d’un proche collaborateur. Le mis en cause n’est autre que le consultant sportif français Pierre Ménès de Canal+. Marie Portolano l’y accuse d’avoir soulevé sa jupe et attrapé ses fesses sur un plateau télé. S’en suivent également d’autres dénonciations qui ont compromis l’image de l’homme des médias.

Juste après la sortie du film, la direction de la chaîne privée décide de suspendre le compagnon d’émission d’Hervé Mathoux. Cette action s’est finalement soldée par un licenciement salué par de nombreux internautes. Il faut dire que les réseaux sociaux se sont emparés du sujet en exigeant des actions concrètes pour mettre fin à ces actes insoutenables. Une situation qui a quelque peu perturbée Marie Portolano et son compagnon.

Une châsse à l’homme que regrette Marie Portolano

La journaliste qui ne s’attendait pas à ces fâcheuses conséquences s’est exprimée là-dessus. Elle affirme dans les colonnes du Figaro regretter la tournure des événements : « Je suis contre la chasse à l’homme ! Mon ambition était de montrer un dysfonctionnement et de permettre à la société d’évoluer, donc je déplore ce qui est arrivé à Pierre. Je n’ai jamais souhaité ça. Que mon travail ait pu déchaîner quelque chose de négatif envers une seule personne m’a mise très mal à l’aise ».

Marie Portolano a raison quand elle déclare qu’un seul coupable ressort de toute cette histoire. Il n’y a malheureusement que le nom de Pierre Ménès qui ait été évoqué dans son documentaire. Pour elle, le travail ne se limitait pas à ce type de schéma. La priorité était d’offrir la parole aux victimes afin qu’elles puissent s’exprimer sur la question.

Toujours durant son interview, elle revient sur des scènes coupées de la version originale de son œuvre. Un détail qui a renforcé la chute aux enfers de son collègue : « S’il fallait enlever certaines scènes pour que ce film existe, j’étais d’accord. Ce qui m’a dérangée, c’est que seules celles qui étaient incriminantes pour Pierre ont été montrées. Or, il y avait aussi des moments où nous avons un rapport très ludique durant lesquels il me demande : ‘’Explique-moi pourquoi on ne peut plus dire que vous êtes belles’’ et je lui explique comment il faut le dire » conclue-t-elle.

La réaction de Pierre Ménès face à ces attaques

Si le compagnon de Mélissa Acosta est resté discret durant cette effervescence, il finit tout de même par sortir du silence. Pierre Ménès affirme être désormais la cible de nombreuses attaques, insultes et menaces de mort. Sans trop convaincre, il tente de se défendre en essayant de donner son point de vue et sa position. En septembre dernier, il s’est exprimé à cœur ouvert face à Eric Morillot en regrettant la tempête médiatique autour de sa personne.

« J’aimerais vraiment reparler un jour à Marie de ça. Elle a des reproches à me faire, moi j’ai aussi des reproches à lui faire. J’ai eu de très bons souvenirs avec elle (…) J’ai toujours été un soutien pour elle. Ce que je regrette, c’est qu’elle m’ait balancé cette histoire de jupe cinq ans après dans l’interview, sans même me prévenir qu’on allait parler de ça » souligne-t-il en continuant :

« Marie Portolano a dit que j’avais soulevé sa jupe, j’ai dit que je ne m’en souvenais pas parce que j’étais trop malade. C’était la dernière émission avant que je disparaisse de l’antenne pendant sept mois à cause de ma greffe. Il suffit de voir la tête que j’avais ce soir-là. Je ne me souviens de rien, je ne me souviens pas que Griezmann était l’invité, je ne me souviens pas que je ne suis pas resté au débrief, je ne me souviens pas que c’est ma femme qui m’a ramené à la maison parce que je ne pouvais déjà plus conduire ».

L’homme rappelle qu’il a été victime encéphalopathies durant cet épisode. Il s’agit d’une maladie qui « va de perte de mémoires à comportement incohérent ». Pour lui, c’est ce qui explique certainement son comportement déplacé à l’endroit de la journaliste au moment des faits.

La femme de Pierre Ménès lance son coup de gueule

Sa femme a également subi des tentatives de déstabilisation qui l’ont conduit à exprimer son ras-le-bol. Postant les critiques de ses détracteurs en story, elle se défend sur Instagram :

  • « Très bien, continue de m’insulter ! J’adore ! » ;
  • « Les ‘je sais tout’, les juges de la place publique, les avocats et les penseurs du dimanche, restez bien derrière vos ordinateurs bande de décérébrés » ;
  • « J’espère qu’un jour, vous allez comprendre que je m’en fous de ce que vous pensez de moi ».

La femme à qui Pierre Ménès « doit sa vie » compte bien se tenir au côté de son homme. Le journaliste sportif peut compter sur son soutien indéfectible dans cette rude épreuve.

Un documentaire qui fait remonter d’autres témoignages accablants

C’est d’abord à un face à face avec Francesca Antoniotti que Pierre Ménès sera confronté sur le plateau de Touche pas à mon poste. Convoquée par Cyril Hanouna, cette rencontre concerne en effet une ancienne vidéo choc qui avait circulé sur Twitter. À la suite des évocations d’agressions sexuelles et de sexisme, elle a été ramenée et depuis, fait couler beaucoup d’encre.

Dans cette séquence, on y voit le chroniqueur sportif en train d’arracher un baiser à Francesca Antoniotti. Survenue sur TPMP devant Estelle Denis, les protagonistes ont eu l’occasion d’y revenir. La victime s’est exprimée en affirmant :

« Je vais vraiment être transparente. Sur le moment, je ne l’ai pas du tout vécu comme une agression sexuelle parce que c’est le terme que j’entends et qui est employé sur les réseaux sociaux. C’est la définition d’une agression sexuelle. Je ne l’ai pas du tout vécu comme ça, mais je l’ai vécu comme une humiliation ».

Des excuses en public et hors plateau

Pierre Ménès s’est excusé disant qu’il regrettait chacun de ses agissements. Dans l’émission Buzz TV, Francesca est revenue plus tard sur son mea culpa en indiquant que son confrère n’est pas un agresseur sexuel :

« Ses excuses en plateau ne m’ont pas forcément convaincue. En revanche, en sortant de l’émission, il m’a pris dans ses bras et s’est excusé. J’ai vu dans ses yeux qu’il était profondément ému et je sais que c’était sincère. C’est tout ce que j’attendais ! J’ai l’impression qu’il a pris conscience que nos actes peuvent avoir des conséquences. Je pense sincèrement que ce n’est pas un agresseur sexuel. Après, je ne peux pas parler pour les autres filles, car cela dépend de la sensibilité de chacune ».

Des accusations provenant de son ex-assistant

C’était également au tour de son ancien assistant, Emmanuel Trumer, de s’exprimer. Plus de deux mois après la polémique, il avoue avoir subi de son ancien patron des humiliations suivies de harcèlement moral. Cette situation qui l’a poussé à partir n’a pas arrêté le journaliste sportif dans ses dérives.

L’assistant a ainsi saisi la justice en octobre 2020. Il dépose deux plaintes, la première ayant d’abord été classée sans suite. Selon ses déclarations faites à Le Média, son harceleur le surnommait « mon petit assistant pédé ». On retrouve d’autres commentaires de l’agresseur à son encontre comme « t’es moche », « t’es un pédé ». Pour le désigner, il n’hésitait pas à dire : « Tiens, je te présente mon petit assistant pédé. Il sert à rien, mais il est là ».

La victime révèle aussi avoir été témoin à plusieurs reprises de propos injurieux tenus par son bourreau en présence de femmes journalistes. Il soutient en répétant ses commentaires : « Dès qu’il croisait une femme journaliste, c’était « T’as une tête de salope », « Toi t’as l’air d’une bonne salope », « Tu t’habilles comme une salope »».

Emmanuel Trumer ne s’arrête pas dans ses confessions. Il évoque aussi une tentative d’éviction : « Ménès m’a bloqué de partout. Je me suis rendu compte qu’il avait réussi son coup : je ne pouvais bosser nulle part. (…) Si la justice ne condamne pas, personne ne peut le faire et personne ne le fera. Canal+ ne le fera pas parce qu’ils ont besoin de Ménès. Et les journalistes qui travaillent pour lui continueront à ne rien dire. »